Augmentation mammaire par lipofilling

Le tissu mammaire est constitué de glande mammaire et de graisse.

L’augmentation des seins par lipofilling mammaire consiste à prélever de la graisse par lipoaspiration sur la patiente (culotte de cheval, abdomen) puis à la réinjecter dans les seins après l’avoir centrifugée et filtrée. La graisse réinjectée se comporte alors comme une greffe de tissu graisseux  et restera ensuite en place à vie. Pour augmenter la prise de greffe, il est important que les tissus soient bien vascularisé et le tabagisme est donc proscrit.

Cette intervention de concept séduisant n’est possible que dans certaines conditions :

  • Patiente âgée de moins de 35 ans.
  • Aucun antécédent personnel ni familial de cancer du sein.
  • Imagerie pré-opératoire strictement normale (mammographie, échographie et IRM).
  • Morphotype adapté : en effet, pour augmenter les 2 seins d’une taille de bonnet, il est nécessaire de réinjecter au moins 300 cc de graisse par sein. Il faudra donc prélever au moins un litre de graisse (pour obtenir 600 cc de graisse purifiée). Pour cette raison, l’augmentation mammaire par lipostructure n’est possible que lorsque la patiente présente suffisamment de zones donneuses de graisse.

En revanche, en cas de prothèses pré-pectorales, un lipofilling du décolleté pour cacher le pôle supérieur de la prothèse ne nécessite en général pas plus de 150 cc de graisse  à réinjecter et peut donc être réalisé même chez une patiente mince.

Comme pour toute intervention, 2 consultations seront obligatoires.

Un bilan radiologique précis comportant mammographie, échographie et IRM sera réalisé.

L’intervention se déroule sous anesthésie générale et dure de 2 à 3 heures. Vous entrez le matin et sortez généralement le soir même (hospitalisation ambulatoire).

Les orifices de lipoaspiration sont extrêmement discrets. La graisse recueillie est filtrée, purifiée et centrifugée. La réinjection se fait à l’aide de canules très fines qui ne laissent pas de cicatrices.

Un vêtement compressif est laissé en place après l’intervention pour maintenir les zones aspirées et sera à porter pendant un mois.

Un pansement de contention maintient les seins pendant 4 jours puis sera remplacé par un soutien gorge médical sans armatures à porter nuit et jour pendant un mois.

Les zones aspirées et les zones injectées présentent dans les suites immédiates un oedème (gonflement) important. Celui ci disparaitra dans les 2 mois suivant l’intervention. Le résultat définitif en terme de volume et de rétraction cutanée ne sera obtenu qu’au bout de 6 mois.

La graisse réinjectée étant une greffe vivante, elle sera par la suite sensible aux variations de poids et il est, pour cette raison, essentiel de maintenir ensuite un poids le plus stable possible.

La première douche est autorisée le lendemain de l’intervention. En revanche, les bains doivent être évités pendant un mois. Dans tous les cas, une cicatrice doit toujours être protégée du soleil pendant un an après l’opération.

Questions Fréquentes

L’augmentation attendue par un lipofilling mammaire va d’un simple « regalbage » à une taille de bonnet lors d’un lipofilling unique. Immédiatement après l’intervention, la poitrine va présenter un œdème (gonflement) lié à l’opération. Cet œdème va diminuer et disparaître complètement en 3 à 6 mois. C’est pour cela que le résultat final obtenu ne pourra être jugé qu’après ce temps.

Tout dépend du résultat escompté d’une part et de la quantité de graisse disponible dans les zones donneuses d’autre part.

Si on souhaite une augmentation de volume d’une taille ou plus, plusieurs séances peuvent être nécessaires (en général 2), espacées d’au moins 6 mois.

Mais parfois, chez les patientes minces, la faible quantité de graisse disponible ne permet pas d’envisager un second lipofilling car toute la graisse disponible a déjà été utilisée. La patiente aura dans ce cas été prévenue du résultat maximal possible.

Le tarif dépend surtout de la quantité de graisse à prélever car, en réalité, c’est la lipoaspiration qui prend beaucoup de temps. En effet, pour éviter d’abîmer la peau et pour préserver au mieux la graisse qui sera injectée, la lipoaspiration doit être réalisée avec une canule (sorte de tuyau qui permet d’aspirer la graisse) très fine et de manière très douce. Cela prend donc du temps et, plus il y a de zones à aspirer et de graisse à retirer, plus la lipoaspiration est longue. Le tarif est donc très variable d’un cas à l’autre (entre 6000 et 8000 euros) et ne peut être donné précisément qu’après une consultation.

Comme les implants mammaires, le lipofilling peut éventuellement être pris partiellement en charge dans les cas de reconstruction mammaire après cancer ou dans les cas de malformations mammaires (seins tubéreux ou syndrome de Poland).

L’avantage principal du lipofilling est de ne pas utiliser de prothèse, donc pas de corps étranger. Il n’y a donc pas de risque d’infection de l’implant ni de risque de coque. Le résultat est ensuite définitif (en dehors d’une perte de poids importante) et il n’y a pas besoin de réintervention pour changer la prothèse, puisqu’il n’y en a pas. Le lipofilling est une méthode totalement naturelle.
Par ailleurs le lipofilling, par l’utilisation de graisse dans des zones où il y en a trop pour l’injecter dans des zones où il n’y en a pas assez, permet une rééquilibration globale de la silhouette qui optimise les résultats.

Les inconvénients du lipofilling sont principalement d’une part la possible nécessité d’une deuxième intervention pour parvenir au résultat escompté et d’autre part l’augmentation limitée par la quantité des zones donneuses de graisse.

Bien entendu puisque les canaux galactophores, responsables de l’allaitement sont parfaitement respectés. Le tissu mammaire est exactement le même mais avec plus de volume.

Les complications possibles d’un lipofilling sont surtout celles de la lipoaspiration : les complications générales sont rares mais possibles (phlébite, embolie pulmonaire) mais ce sont surtout des imperfections de résultat au niveau des zones donneuses qui sont possibles, à type de « vagues ». C’est pour cette raison qu’il est essentiel d’utiliser des canules très fines et d’aspirer doucement.

Au niveau de la poitrine, la complication principale est une cytostéatonécrose, c’est à dire une nécrose de la graisse injectée qui ne survit pas. Se forme alors une sorte de boule dure dans le sein voire une infection de la graisse injectée qui ne survit pas. Pour éviter cela, il est essentiel de respecter parfaitement les techniques d’injection de graisse et les suites opératoires sont alors simples. Dans tous les cas, une antibioprohylaxie sera donnée pour quelques jours post opératoires.

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