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J’aimerais faire de la chirurgie esthétique mais je n’ose pas me lancer

La chirurgie plastique et esthétique est un moyen de retrouver confiance en soi, de se sentir en accord avec qui nous sommes à l’intérieur et l’image que l’on renvoie, un cadeau que l’on se fait et qui participe à une meilleure qualité de vie. Elle permet de corriger un ou plusieurs défauts avec lesquels on compose parfois depuis longtemps sans oser sauter le pas. Certaines personnes sont très sereines vis-à-vis d’une possible intervention, d’autres plus inquiètes. Découvrez quelles sont ces peurs et comment décider en toute sécurité… et sérénité.

 

La peur d’être jugé(e)

Peur d’être jugé(e) de ne pas s’accepter tel que l’on est et d’être taxé(e) de superficiel(le), peur que les autres décèlent nos complexes et donc nos faiblesses, gêné ou honteux face au mensonge par omission lorsque l’on plait à un homme ou à une femme et qu’on ne lui dit pas tout. D’autant que la société dans laquelle nous vivons entretient pernicieusement ces paradoxes internes (lien article 2) : à la fois il faudrait s’assumer tel que l’on est, mais on est en permanence entourés d’images fausses, trafiquées, retouchées.

En effet, les femmes, mais les hommes également, ont souvent peur d’être jugés par leur entourage, à savoir leur partenaire de vie, leur famille, leurs enfants, leurs collègues ou leurs amis.

Cette peur du jugement nous amène finalement à la question : doit-on avouer nos opérations de chirurgie esthétique ? C’est une question extrêmement personnelle à laquelle il est difficile de répondre. En revanche, une chose est sûre : à partir du moment où une intervention est réalisée pour soi et que l’on se sent en accord avec qui l’on est, transparence ou silence sont parfaitement légitimes. Après tout, c’est à soi-même qu’on doit la vérité avant tout.

 

La peur d’avoir mal

C’est une peur assez répandue mais peu légitime finalement : il faut savoir qu’aujourd’hui, avec les progrès réalisés en matière d’anesthésie, peu d’interventions sont considérées comme lourdes et douloureuses. La plupart des actes de chirurgie esthétique se réalisent en ambulatoire ou ne nécessitent qu’une seule nuit en clinique, et les douleurs sont facilement atténuées voire supprimées avec des antalgiques adaptés. Mais il faut évidemment prendre en compte le seuil individuel de tolérance à la douleur.

La douleur dépend aussi de la zone et de l’intervention. En effet, la douleur est plus intense quand un muscle est travaillé, ce qui fait que l’abdominoplastie mais aussi le Body Lift et l’augmentation mammaire rétro-musculaire sont des opérations assez douloureuses car plus lourdes.

Le conseil ? Parlez-en ouvertement avec votre chirurgien.

 

La peur que ça rate

D’abord il faut savoir que les ratés et les complications en chirurgie esthétiques sont rares. Ensuite, comment être sûre que le résultat va être naturel ? Car c’est bien là l’objectif : remédier à un défaut mais sans que l’intervention ne se voit. Si votre demande est raisonnable, le naturel est toujours possible. D’autant qu’en France, les chirurgiens sont résolument adeptes de la “French Touch”, soit une approche sur-mesure, respectueuse de chaque morphologie et de la personnalité de chacun afin d’obtenir des résultats subtils et harmonieux.

Et côté cicatrices ? Là aussi, les progrès ont été considérables et la plupart des opérations laissent des cicatrices extrêmement discrètes, voire quasi invisibles, souvent cachées dans les plis naturels de la peau. La rançon cicatricielle dépend toutefois de la capacité de chacun à cicatriser et les interventions lourdes de remise en tension de la peau du corps – à la suite d’un fort amaigrissement – ont des cicatrices plus visibles.

Quant aux interventions ratées à proprement parler, elles sont extrêmement rares et la plupart du temps sont le fait d’un manque de compétences de la part du chirurgien, aussi méfiez-vous des opérations réalisées à l’étranger mais également des médecins qui misent tout sur le prix avec des interventions “pas chères”.

La meilleure façon d’éviter ces écueils, c’est avant tout de bien choisir son chirurgien et lui poser un maximum de questions en amont, et, dans ce cas précis, évoquer la possibilité de retouches et si elles sont prises en charge.

 

Vous n’êtes pas sûre de vous car le problème…est ailleurs

Si vous avez la sensation que vous faites cette intervention pour qu’elle règle tous vos problèmes ou que vous la réalisez pour quelqu’un d’autre, attention ! Une opération de chirurgie esthétique, même si elle participe grandement à l’amélioration de l’image de soi, n’est pas la clé de tous vos problèmes. Loin de là.

Le travail du chirurgien est donc de poser des questions afin de déterminer si le patient est en bonne disposition psychologique pour réaliser son projet. C’est lors de la consultation qu’il va ou non déceler des contre-indications comme la dysmorphophobie, la dépression, ou une période de crise (divorce, deuil, etc.), qui n’est pas toujours très favorable à une intervention d’ordre esthétique.

Parfois, consulter un psychologue afin d’y voir plus clair sur vos motivations est préférable.

 

Trouver un chirurgien compétent qui vous rassure et en qui vous avez confiance

Car c’est bien là que tout se joue ! Mais comment faire ?

D’abord, il est nécessaire de s’assurer de son immatriculation au sein du Conseil national de l’ordre des médecins et dans l’annuaire du SOFCPRE qui fournit la liste de tous les chirurgiens diplômés.

Ensuite, faites confiance au bouche-à-oreille ! Si vous connaissez quelqu’un qui est ravie de son opération, de préférence la même que celle que vous avez envie de faire, alors prenez rendez-vous.

La consultation vous permettra de vérifier si le courant passe, si ce chirurgien vous inspire confiance : c’est essentiel. C’est bien à lui ou à elle que vous allez laisser le soin de corriger votre apparence !

Enfin, demandez un second avis, afin de pouvoir comparer l’approche, les conseils, le devis et…votre feeling.

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